
C’est fou ce besoin permanent que j’ai de vouloir être parfait. Du matin au soir, de la cuisine au jardin, au travail ou en amour, en famille ou entre amis, dans mon exercice professionnel, … je me sens l’obligation de montrer une image de perfection.
Je suis rentré très jeune dans le moule de l’homme idéal en tout point. Je voulais être beau, fort, calme, clairvoyant, altruiste, gentil, organisé, efficace, performant. Et je ne l’étais jamais assez. Alors, je remontais le curseur, je trouvais de nouvelles méthodes et je remettais des couches de qualités de « bon homme ».
Je voulais être parfait parce que je refusais d’être mis en échec. Je me mettais dans cette situation avant tout pour le regard des autres. Je voulais qu’ils me voient comme un vainqueur, un gagnant, comme quelqu’un de bien.
J’avais honte de pleurer en public, et pourtant j’étais touché par celui qui osait le faire. Je voulais être un superhéros dans ma vie professionnelle alors que j’étais ému par celui qui osait montrer qu’il était en difficulté.
J’avais juste oublié que l’échec est important : c’est lui qui m’apprend. C’est grâce à lui que je sais ce qu’il ne faut pas faire, ce que je ne suis pas, et que je peux ainsi trouver ma propre voie. L’enfant qui ne tombe pas ne saura jamais marcher.
Alors, aujourd’hui, je liste mes imperfections et m’en réjouis, je regarde mes manques et les chérit, je scrute mes échecs et je m’en remercie.
Cela n’est pas toujours simple de retrouver ce qui est vraiment moi et ce qui n’est qu’un copier/coller de l’être idéal.
Mais je fais de mon mieux …
Quand vous venez jusqu’à moi, ne vous attendez pas à trouver le parfait magicien qui fait disparaître tous les bobos d’un coup de mains. Je ne le suis pas encore. Attendez-vous à trouver un homme sur son chemin, qui vous transmettra avec son cœur tout ce qui pourra contribuer à votre mieux-être.
